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Ce week-end, nos Léopards accueillent les Licornes d’Amiens, anciens pensionnaires de l’antichambre de la Ligue 1. À cette occasion, notre coach et notre jeune attaquant ont répondu aux questions de la presse.
QRM reste sur quatre matchs d’invincibilité, deux victoires et deux nuls. Cela a-t-il des conséquences sur votre quotidien ?
Bien sûr, c’est plus agréable de travailler quand les résultats sont positifs. Cela étant dit, on ne peut pas se permettre de ralentir. On a des jeunes joueurs, d’autres qui viennent d’arriver… OK, on reste sur une bonne série, mais ça ne veut pas dire qu’on ne va plus perdre de match de la saison. Il faut rester humble. L’humilité, c’est l’un des piliers de notre saison et c’est l’un des piliers de ma vie tout court. A côté de ça, il faut aussi qu’on sache apprécier nos résultats. Rien ne vient par hasard. Notre bonne série est le fruit de ce qu’on fait au quotidien. Je sens que les joueurs sont de plus en plus concernés. A chaque match, on est un peu plus forts qu’au précédent.
L’un des points communs entre ces quatre matchs d’invincibilité, c’est aussi la possession, que vous semblez désormais laisser à l’adversaire, contrairement au début de saison…
Oui, on a volontairement laissé la possession à l’adversaire sur les derniers matchs. Mais ce n’est pas pour autant notre philosophie. Chaque match est différent et notre but est aussi de nous adapter aux caractéristiques de l’adversaire. Ce qui est vrai pour un match ne l’est pas forcément pour un autre.
Jusqu’ici, êtes-vous satisfait du début de saison de QRM ?
Ça me va, mais l’ambition qu’on a est d’aller le plus haut possible. Typiquement, le match nul qu’on vient de faire à Versailles (0-0), c’est bien, car c’est un adversaire qui a un budget pour jouer la montée alors qu’on a le deuxième ou troisième plus petit budget du championnat. Mais je sais aussi qu’on a raté deux occasions où on s’est retrouvé seul face au gardien et on aurait très bien pu gagner ce match.
A Versailles, vous avez obtenu votre premier clean-sheet de la saison. Cela représente quoi pour vous ?
C’est important de montrer qu’on est capables de ne pas prendre de but. Au-delà de ça, je suis content pour Mathys Silistrie, qui est un jeune gardien au très fort potentiel et qui travaille dur. Tout à l’heure, je parlais des occasions qu’on avait raté face au gardien de Versailles. Je suis aussi capable de donner de la valeur au gardien adverse car nous, on est bien content quand Mathys nous sort des arrêts.
Amiens possède la meilleure défense du championnat, n’a encaissé que 2 buts en 7 journées et n’en a pris aucun sur les 4 dernières rencontres. Faut-il s’attendre à un match fermé ?
C’est une équipe qui a gardé le même coach que l’an dernier et pas mal de joueurs, ils sont dans une certaine continuité. Ils aiment avoir le ballon, évoluent en 3-4-3 mais avec un vrai
bloc solide. Ça va être un match très tactique. Sur les deux buts encaissés, ils ont pris un penalty et un autre sur un coup de pied arrêté, donc aucun dans le jeu. Ça montre bien ce qui nous attend.
Au tour de Gabin Capuano, notre attaquant en provenance du RC Lens de répondre aux question de la presse :
Comment se passe votre début d’aventure à QRM ?
Je me suis très bien acclimaté à la ville, au club et à l’équipe. Pour ce qui est du terrain, j’ai aussi le temps de jeu que j’étais venu chercher en signant ici. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai choisi ce projet et pas un autre. Je découvre aussi la Ligue 3, je commence à l’apprivoiser. Collectivement, on fait des belles choses, on est invaincus depuis quatre matchs on est sur la bonne voie.
Pouvez-vous retracer brièvement votre parcours ?
Je suis né à Aubenas, je viens d’Ardèche. J’ai ensuite fait toutes mes catégories à Valence, dans la Drôme, jusqu’à l’équipe première, en National 3, à 17 ans. Le Racing Club de Lens m’a alors recruté, j’ai fait une saison en N3 au cours de laquelle j’ai marqué 12 buts en 20 matchs, ce qui m’a permis de signer un contrat pro. La saison dernière, j’ai été prêté à Boulogne-sur-Mer en Ligue 2 (14 matchs, 1 but). Mais ma saison a été ternie par deux blessures (une fracture de fatigue au genou et une lésion aux adducteurs), mais aujourd’hui, je suis complètement remis.
Vous comptez même une apparition en Ligue 1, face à Toulouse (défaite 0-1). Que retenez-vous de ce moment ?
Quand tu découvres ce stade mythique qu’est Bollaert, tu as juste envie de tout faire pour revivre ça. L’appétit vient en mangeant. C’est un moment qui reste gravé, sûrement mon plus beau souvenir de foot.
Ce jour-là, vous aviez remplacé Florian Sotoca et ce qui est amusant, c’est qu’un autre jeune joueur formé à Lens a disputé son seul match en Ligue 1, il s’agit de Kembo Diliwidi, lui aussi un attaquant prêté à QRM l’an dernier…
Oui, je me souviens très bien. Kembo est un bon gars, on a ce point commun d’avoir en plus maintenant tous les deux joué pour QRM. On verra si nos chemins se recroisent un jour !
Vous n’avez pas encore marqué cette saison. Comment le vivez-vous ?
Je suis un attaquant, je suis habité par l’envie de marquer tous les week-ends. Une saison, c’est long, le compteur buts est bloqué mais je garde la tête froide, il ne faut pas se prendre la tête. Certes, je joue au foot pour marquer, mais je prends autant de plaisir à faire marquer.
On a pu le constater avec ce caviar donné à Djiby Seck face au Puy…
Avec Djiby, on arrive à se trouver et je suis convaincu que ça va se développer encore un peu plus avec le temps. Il faut qu’on continue à s’entraider.
Même si vous avec un sacré physique, on voit que vous n’êtes pas le cliché du joueur costaud qui reste dans la surface et attend les ballons. Comment définiriez-vous votre style de jeu ?
Sincèrement, j’aime autant prendre la profondeur que servir de point d’appui, ou traîner dans la surface. J’aime tout un tas d’attaquants différents, que ce soit Lewandowski, Haaland, Benzema, Giroud ou encore Lepaul. En gros, j’aime faire plein de choses, mais je suis un numéro 9 ! Voilà pourquoi ce premier but, j’ai hâte de le marquer. La chose dont je suis convaincue, c’est qu’il faut aussi bien savoir vivre avec les périodes où on marque et celles où on ne marque pas. Je ne doute pas, je reste calme.
Un mot sur la venue d’Amiens et sa défense en fer ?
C’est motivant, c’est un petit défi supplémentaire d’être les premiers à leur marquer un but dans le jeu. Ce challenge est valable pour moi comme pour toute l’équipe.
Rendez-vous demain après-midi à 20h45 au stade Diochon pour assister au choc normand/picard : QRM-ASC , match à voir également sur Ligue 1+.
Cette rencontre sera aussi à suivre sur nos réseaux sociaux ainsi qu’en live sur notre application.
